
On est en janvier, les restes des bûches de Noël ont été mangés, les décorations sont de retour au sous-sol et le temps est venu de régler à nouveau notre alarme à 6 h du matin. Bref : les Fêtes sont finies… et on a l’impression de vivre un petit crash.
Si vous vous sentez un peu vidé, nostalgique, irritable ou juste « meh », vous n’êtes pas seul : vous vivez probablement ce qu’on appelle la déprime d’après-Fêtes, aussi appelé le blues post-Fêtes.
C’est une petite période où votre moral pique du nez après plusieurs semaines de festivités, de sorties et de routines déraillées. Les experts comparent ceci à la « déprime post-vacances » qui suit parfois les voyages, les vacances estivales, etc.
Les symptômes du blues post-Fêtes ressemblent parfois à de l’anxiété ou un mini épisode dépressif : fatigue, irritabilité, difficultés à dormir, manque de motivation… MAIS, contrairement à une vraie dépression, cela ne dure pas.
Le phénomène est fréquent : selon la NAMI (National Alliance on Mental Illness), 64 % des gens disent qu’ils ressentent certains symptômes de la déprime d’après-Fêtes.
On pourrait penser que c’est la faute des factures plus élevées, du retour au bureau ou du manque de chocolat. Mais la vérité est plus complexe :
1. Le crash d’adrénaline
Décembre, c’est un mois de stimulations constantes : émotions fortes, échéanciers avant la fin de l’année, réunions de famille, déplacements, recettes, magasinage, attentes à gérer. Puis, soudain… silence. Le corps retombe d’un coup. Résultat : impression de vide, fatigue, humeur qui connaît des hauts et des bas.
2. L’effet contraste
Votre cerveau n’aime pas les gros changements. Passer de « magie de Noël, congés, pyjama, grasses matinées » à « lundi matin, courriels non lus, lunch un peu banal »… le cerveau exagère donc l’ennui du quotidien, juste par contraste.
3. La fatigue émotionnelle
Faire de gros efforts devant les amis et la famille pour montrer que tout va bien, gérer les tensions, survivre au marathon social : tout cela nous épuise. Certains psychologues expliquent même que nous nous « armons » émotionnellement pendant les Fêtes… donc forcément, en janvier, on relâche.
4. Les excès de bouffe et de boisson
Alcool, sucre, peut-être un petit manque de légumes… tout ça crée un combo explosif pour l’humeur. L’alimentation plus riche du temps des Fêtes mène souvent à une baisse d’énergie une fois janvier arrivé.
5. Le manque de lumière
Janvier et février sont les mois les plus difficiles pour ceux qui vivent du trouble affectif saisonnier (aussi connu sous SAD pour seasonal affective disorder). Peu de lumière, temps glacial… Pas étonnant que l’ambiance soit un peu grise dans votre tête aussi.
Les symptômes de la déprime d’après-Noël peuvent varier mais en général :
Encore une fois : c’est normal. Votre cerveau se replace tranquillement.
Voici une série de conseils pour vous aider à retrouver votre équilibre en douceur.
1. Atterrissez en douceur
Prenez une vraie zone tampon avant de replonger dans votre routine. Un jour ou deux de « reset » : ranger tranquillement, trier le courrier, faire une petite épicerie, vous remettre du décalage émotionnel. Ne sautez pas directement de « journées en pyjama » à « 100 % productivité ».
2. Réinstallez les bases
C’est plate, mais c’est la clé!
Sommeil
Essayez de revenir à des heures régulières (votre cerveau aime beaucoup ça). Évitez l’écran avant de dormir. De toute façon, les réseaux sociaux après les Fêtes mènent souvent inutilement (et de façon fausse) à des comparaisons toxiques.
Bouffe
Rien de drastique : juste des repas réguliers et plus équilibrés, moins de sucre et d’alcool, un peu plus de « vraie » nourriture. Beaucoup d’études montrent qu’une diète plus stable = humeur plus stable.
Bouger
10 minutes de marche est beaucoup mieux que rien du tout. La lumière du jour jumelée au mouvement aide presque instantanément.
3. Reconnectez… mais pour de vrai
Les réseaux sociaux peuvent empirer l’humeur en janvier. Fermez Facebook, Instagram, TikTok pendant quelque temps. Appelez quelqu’un, prenez un café avec un ami, faites un FaceTime rapide.
La déprime se fait sentir? Communiquez que vous vivez un petit down : vous seriez surpris du nombre de gens qui vont vous répondre « moi aussi! ». Parfois, on se sent mieux simplement à en parler et à remarquer qu’on n’est pas seul.
4. Donnez-vous une activité ou autre à attendre avec impatience
Quand on ressent un peu de vide, avoir une activité ou un événement dans sa mire redresse l’humeur très vite.
Idées simples :
5. Remettez un peu d’ordre dans vos pensées
Le blues de janvier, c’est aussi beaucoup de ruminations : « J’aurais dû… », « Pourquoi… », « Ça a mal viré quand… ».
Prenez 10 minutes pour prendre une inspiration profonde et relativiser :
6. Décompressez vraiment
On ne parle pas de se perdre dans l’univers des réseaux sociaux! Votre système nerveux a besoin d’une purge de stress. Essayez une ou deux de ces techniques :
Ce sont de véritables interrupteurs à stress.
7. Restez doux avec vous-même
C’est la règle d’or : vous n’avez pas à performer en janvier. Vous n’avez rien « raté ». Vous n’êtes pas supposé adorer le retour à la routine. Le blues post-Fêtes se résorbe tout seul dans la majorité des cas.
Mais…
Si après quelques semaines vous ne retrouvez pas votre entrain, que la tristesse persiste, que vous dormez mal ou que vous n’arrivez plus à fonctionner normalement, consultez un professionnel ou obtenez des conseils de santé sans même avoir à quitter la maison. Parfois, ce que l’on croit être un simple sentiment de déprime cache quelque chose de plus sérieux comme un trouble anxieux ou même un début de dépression.
Le blues post-Fêtes, c’est votre cerveau qui descend d’un tour de montagnes russes. Fatigue émotionnelle, alimentation chamboulée, attentes sociales parfois inatteignables, manque de lumière… Tout cela se mélange et paf, janvier semble plus gris qu’il ne l’est.
Soyez indulgent envers vous-même! Avec quelques ajustements, un peu de douceur et un retour progressif à une routine qui vous fait du bien, votre moral va remonter et vous envisagerez la nouvelle année avec aplomb, santé et enthousiasme!
